Sophie Binet compare Bruno Le Maire à un Robin des Bois inversé


La secrétaire générale de la CGT a pris la parole ce jeudi sur franceinfo pour donner son point de vue sur le plan de réduction des dépenses publiques annoncé par le ministre de l’Économie.

« Les seniors, une main-d’œuvre jetable pour les entreprises selon la CGT »

Sophie Binet, à la tête de la CGT, critique ouvertement la politique du gouvernement en matière d’aides aux entreprises et de traitement des seniors sur le marché du travail. Selon elle, le gouvernement refuse de s’attaquer aux véritables problèmes, à savoir l’aide généreuse accordée aux entreprises sans contreparties, qui représentent environ 200 milliards d’euros chaque année. Elle pointe du doigt spécifiquement le crédit d’impôt recherche, qui coûte plus de 7 milliards d’euros annuellement sans bénéfices démontrés.

Pour remédier à cette situation, Sophie Binet préconise une réduction de la TVA qu’elle considère comme un impôt injuste, ainsi qu’une augmentation des impôts pour les grandes entreprises et les plus fortunés. Elle dénonce également les mesures de la nouvelle réforme de l’assurance-chômage visant à tripler les contrôles des bénéficiaires, réduire les durées d’indemnisation et aligner les conditions des seniors sur le régime général.

La CGT s’indigne du traitement réservé aux seniors sur le marché du travail, les comparant à des Kleenex jetables. Elle estime que les entreprises abusent en licenciant massivement des seniors, favorisant ainsi le chômage de cette frange de la population. La solution selon Sophie Binet réside dans la limitation des licenciements, l’augmentation des coûts des ruptures conventionnelles, l’investissement dans la formation et la sanction des entreprises qui discriminent les seniors.

Face à cette crise de l’emploi des seniors, la CGT appelle l’État à intervenir financièrement pour permettre aux petites entreprises de soutenir ces salariés en fin de carrière. Plutôt que de multiplier les contrôles des chômeurs, l’organisation syndicale propose d’accentuer les vérifications fiscales pour lutter contre la fraude qui atteint près de 80 milliards d’euros par an, contre seulement 0,4% liée à l’assurance-chômage.

En résumé, la CGT dénonce les politiques gouvernementales qui ne prennent pas en considération la situation des seniors sur le marché du travail, appelant à des mesures plus justes et équitables pour assurer un avenir aux travailleurs âgés.