Taxes sur boissons sucrées et alcool : L’OMS appelle à l’action !


Les taxes modestes sur ces boissons les rendent accessibles, contribuant ainsi à l’augmentation de l’obésité, du diabète, des problèmes cardiaques, des cancers et de divers incidents, avertit l’Organisation mondiale de la santé.

Hausse des Taxes : L’OMS Tire la Sonnette d’Alarme sur l’Accessibilité des Boissons Sucrées et Alcoolisées

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment souligné que les boissons sucrées et l’alcool sont devenus de plus en plus abordables à l’échelle mondiale. Cette observation, faite le mardi 13 janvier, a conduit l’organisme à exhorter les nations à rehausser les taxes sur ces produits. Un tel mouvement vise à limiter leur consommation tout en générant des fonds pour le système de santé. Selon l’OMS, les faibles taxes actuelles renforcent les problèmes d’obésité, de diabète, de maladies cardiaques, de cancers et d’autres incidents évitables.

Ces produits, en dépit de leur nocivité, demeurent peu coûteux. Cela exerce une pression financière importante sur les systèmes de santé, déjà mis à mal par des maladies et traumatismes évitables. Tandis que les industries de boissons accumulent des bénéfices colossaux, les gouvernements ne captent qu’une petite part de cette manne financière par le biais des taxes. Cela les laisse avec les charges financières à long terme liées à ces problèmes de santé.

Les taxes, un outil crucial pour « promouvoir la santé »

Selon le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, les taxes destinées à la santé figurent parmi les instruments les plus efficients pour encourager le bien-être et prévenir les maladies. Augmenter ces taxes permettrait non seulement de réduire les consommations dangereuses, mais aussi de lever des fonds pour financer des services de santé indispensables.

L’OMS a dévoilé deux rapports mondiaux traitant de la fiscalisation de l’alcool et des boissons sucrées. Ils révèlent qu’entre 2022 et 2024, la bière est devenue plus accessible dans 56 pays. En revanche, 37 nations ont constaté une baisse de son accessibilité. Par ailleurs, de nombreux produits sucrés comme les jus de fruits 100% purs, les boissons lactées sucrées, ainsi que les boissons prêtes à boire comme le café et le thé restent souvent en dehors du spectre fiscal, ce qui préoccupe l’OMS.

En résumé, l’OMS met en avant l’urgence d’une réforme fiscale santé à portée mondiale. Une augmentation des taxes sur ces produits semble une stratégie viable pour non seulement freiner les habitudes alimentaires délétères, mais aussi pour désengorger les systèmes de santé saturés. Une telle approche pourrait redéfinir les priorités de la santé publique dans plusieurs pays, offrant une chance de mieux gérer les ressources économiques tout en améliorant la qualité de vie des populations.