Santé publique : la création d’une salle de shoot à Marseille divise

Santé publique : la création d’une salle de shoot à Marseille divise


Les habitants du centre-ville de Marseille sont préoccupés par l’ouverture d’une salle de consommation de drogue. Martine Vassal, qui est à la tête de la métropole d’Aix-Marseille-Provence, espère entamer des discussions afin de trouver un nouvel emplacement pour cette salle.

Nouveau rebondissement dans le projet de « halte soins et addictions » à Marseille

La présidente de la métropole d’Aix-Marseille-Provence, Martine Vassal, a appelé le maire de la ville, Benoît Payan, à abandonner l’implantation de la « salle de shoot » sur le boulevard de la Libération à Marseille (Bouches-du-Rhône). Elle souhaite une concertation pour trouver un nouvel emplacement. Selon elle, il faut « arrêter cette folie » et éviter de transformer un quartier paisible en un lieu où des toxicomanes seront dans les rues.

Un projet controversé

Le projet, annoncé en octobre, a suscité de vives critiques. La cohabitation avec les 5 000 élèves scolarisés dans le quartier suscite des inquiétudes. Des réunions d’information ont été organisées pour rassurer les résidents. La première adjointe à la mairie de Marseille, Michèle Rubirola, affirme que les toxicomanes et les enfants ne devraient pas se croiser, car des médiateurs de rue iront chercher les personnes toxicomanes pour les accompagner jusqu’à la salle, puis les reconduiront ensuite hors du quartier. Cependant, le projet doit être validé par la signature des ministères de la Santé, de l’Intérieur et de la Justice.

Le projet de l’ouverture d’une salle de shoot à Marseille fait l’objet de vifs débats entre les autorités municipales et le gouvernement, ainsi que parmi les résidents du quartier concerné. Cette initiative suscite des préoccupations légitimes concernant la sécurité des enfants et la cohésion sociale dans ce secteur fortement peuplé. Il appartient désormais aux autorités de trouver un compromis viable pour répondre aux défis posés par cette situation délicate. Le projet reste donc en suspens, en attendant une décision finale de la part des ministères compétents.