L’installation d’une usine dédiée à la fabrication de pièces de moteurs pour l’aviation civile et militaire à Rennes est confirmée. Toutefois, ce développement est accueilli avec une certaine désillusion par Olivier Andriès, le directeur général de Safran. En effet, il avait exprimé dès avril sa réticence à investir dans des municipalités gouvernées par des écologistes.
Quand le Bourget devient le théâtre de l’avenir aéronautique
Le Salon aéronautique du Bourget a ouvert ses portes ce vendredi, mettant en lumière l’importance stratégique de l’industrie aéronautique. Pour l’occasion, le président Emmanuel Macron a visité le stand de Safran, géant français des moteurs d’avions, dirigé par Olivier Andriès.
Une vision tournée vers l’avenir
Olivier Andriès annonce l’imminente concrétisation d’un projet ambitieux : la création de 500 emplois pour produire des pièces destinées à l’aviation civile et militaire. Ce développement repose sur un principe de souveraineté et vise à se mettre en conformité avec l’objectif de zéro artificialisation nette en utilisant un ancien site de Stellantis.
Un accueil mitigé à Rennes
Bien que le projet ait reçu l’aval des autorités régionales et municipales, certains écologistes de Rennes ont exprimé leur opposition. Andriès souligne l’importance d’un accueil positif pour la réussite de tels projets, exprimant une certaine frustration face aux contestations.
> « Vous comprendrez qu’il est normal que vous cherchez à vous installer dans des endroits où vous êtes bien accueillis. C’est humain. »
L’importance de la défense
Le salon, cette année, est marqué par le contexte géopolitique tendu, mettant ainsi l’accent sur les activités de défense. Contrairement à la tradition, Boeing a choisi de rester discret lors de cet événement, axé sur des discussions stratégiques plutôt que sur des annonces commerciales.
Safran voit dans ce cadre géopolitique, un potentiel d’expansion pour ses moteurs d’avions de combat et de transport militaire. L’entreprise est active dans l’optronique et la navigation, et continue de renforcer ses partenariats en Europe.
> « Ce qui m’a marqué dans ce salon, c’est que les acteurs européens de la défense prennent tous conscience du contexte et du besoin de plus grande autonomie. »
Expansion américaine
Aux États-Unis, Safran étend sa présence avec Safran Defence and Space Inc, permettant un accès direct au marché militaire américain. Cette entité, régie par un accord de sécurité spécial, accroît les opportunités avec le Pentagone.
L’Amérique du Nord représente 25% des effectifs de Safran, avec le moteur Leap, produit en collaboration avec General Electric. Malgré les droits de douane imposés par Donald Trump, les ambitions de Safran restent intactes.
Les défis des droits de douane
Le contexte tarifaire avec une taxe de 10% sur certains composants oblige Safran à optimiser ses chaînes de valeur. Malgré tout, une négociation est nécessaire avec les clients américains pour partager ce coût.
> « Les taxes de douane à +10% ne sont pas anodines. C’est plus que ce qu’on consacre pour la préparation de l’avenir. C’est pour ça que ça ne peut pas durer. »
Safran et ses partenaires militent pour un retour à une exemption tarifaire, soulignant que l’industrie aéronautique est intrinsèquement internationale et que la sécurité des vols reste une priorité absolue.

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