Scandale sur l’autoroute Toulouse-Castres : six arrestations ce week-end


Plus de cent militants restent actifs dans leur opposition au projet d’autoroute Toulouse-Castres, et leur mobilisation ne montre aucun signe de ralentissement. Les tensions ont atteint un point critique ce week-end, alors que des affrontements ont éclaté entre les manifestants et les forces de l’ordre à Saix, dans le département du Tarn. Ces affrontements ont conduit à l’arrestation de six personnes.

Violents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants opposés à l’autoroute Toulouse-Castres

Les opposants à l’autoroute Toulouse-Castres continuent de manifester leur désaccord. Lors d’une manifestation interdite à Saïx, dans le Tarn, six d’entre eux ont été interpellés dimanche. Les forces de l’ordre encerclent depuis samedi les arbres sur lesquels campent des opposants pour empêcher la poursuite du chantier, tandis que les manifestants cherchaient à ravitailler ces militants.

Selon la préfecture, qui avait interdit cette manifestation, « 150 personnes ont agressé violemment les forces de l’ordre, ciblées par des jets de cocktail Molotov », ce que dément la Voie est libre, évoquant « un usage massif de gaz lacrymogène » par les gendarmes. Trois gendarmes ont été blessés et six manifestants interpellés, selon la préfecture.

Dans le même temps, deux engins de chantier d’une usine de cimenterie à plusieurs centaines de mètres de la Zone à défendre (ZAD) créée par les opposants ont été « incendiés par des manifestants », selon la préfecture. D’après Bernard Cottaz, « il y avait bien un incendie mais pas du tout là où se trouvaient les manifestants ».

Pour Gérald Darmanin, « les forces de l’ordre font face depuis plusieurs jours à une grande violence de la part de ceux qui cherchent à reconstituer une nouvelle ZAD sur le site des travaux de l’A69 ». Cependant, ajoute le ministre de l’Intérieur sur X, « aucune ZAD ne sera tolérée. »

Opposition à l’autoroute Toulouse-Castres : les tensions persistent

Malgré les avertissements des autorités, les manifestants opposés à la construction de l’autoroute Toulouse-Castres continuent de faire entendre leur voix. Le projet, qui suscite une vive opposition de la part de nombreux résidents locaux et d’activistes environnementaux, a conduit à des affrontements violents entre les forces de l’ordre et les manifestants.

Les tensions ont atteint un point culminant lors d’une récente manifestation à Saïx, dans le Tarn, où six manifestants ont été interpellés. Alors que les forces de l’ordre ont renforcé leur présence pour empêcher la poursuite du chantier, des affrontements violents ont éclaté, avec des allégations de jets de cocktail Molotov et l’usage massif de gaz lacrymogène.

Les autorités affirment que trois gendarmes ont été blessés au cours des affrontements et que des engins de chantier ont été incendiés par des manifestants. Cependant, les manifestants contestent ces allégations, affirmant qu’il y a eu un incendie, mais pas à l’endroit où se trouvaient les manifestants.

La tension monte alors que les opposants à l’autoroute se heurtent à une opposition de plus en plus ferme de la part des autorités. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a averti que toute tentative de recréer une Zone à défendre (ZAD) serait fermement réprimée, accentuant ainsi la pression sur les protestataires.

Cette situation laisse entrevoir des affrontements persistants entre les forces de l’ordre et les opposants à l’autoroute Toulouse-Castres, et soulève des questions sur l’avenir du projet et les moyens par lesquels le gouvernement entend y faire face.