Mulhouse : Six mois sans ascenseur, les habitants portent plainte !


Environ cinq mois se sont écoulés depuis que les résidents d’un immeuble de dix niveaux à Mulhouse ne peuvent plus utiliser l’ascenseur. Fatigués des montées et descentes incessantes par les escaliers, ils déclarent avoir déposé une plainte.

Une Situation Intenable : L’Ascenseur en Panne Plonge un Immeuble de Mulhouse dans la Tourmente

À Mulhouse, un immeuble de dix étages est devenu synonyme de calvaire pour ses résidents, qui vivent sans ascenseur depuis cinq interminables mois. Pour réaliser ses courses, l’une des habitantes, âgée de 71 ans, confie qu’elle se limite à prendre le strict nécessaire, consciente des six étages qu’elle doit gravir quotidiennement. Cette épreuve quotidienne l’incite fortement à rester chez elle.

Cette situation insupportable a conduit une dizaine de résidents à déposer une plainte pour « mise en danger délibérée » ainsi que pour « abus de pouvoir et de confiance » contre Citya, le gestionnaire de copropriété, et l’entreprise responsable de la maintenance de l’ascenseur.

Un Immeuble de Trente Logements Paralysé

Près de trente appartements demeurent sans la moindre explication tangible de Citya, affirment les résidents. De leur côté, les représentants de Citya se défendent en affirmant avoir suggéré aux membres du conseil syndical de convoquer une réunion exceptionnelle, ce qui aurait pu accélérer le processus. Pourtant, cette proposition a été refusée à deux reprises, selon le syndic. Les travaux, d’après les assurances de Citya, devraient débuter en septembre et représentent un coût de 80 000 euros pour les propriétaires concernés.

Le quotidien des résidents est marqué par l’incertitude et le mécontentement grandissant, accentué par l’absence de communication claire. Le besoin d’un ascenseur fonctionnel transcende le confort : c’est une nécessité absolue pour beaucoup, notamment pour les personnes âgées, les familles avec jeunes enfants, et les personnes à mobilité réduite.

Dans cette atmosphère tendue, les relations entre les résidents et la gestion se sont détériorées, révélant un climat de défiance et d’inquiétude. Les habitants se sentent abandonnés et le manque d’information semble aggraver la situation. Les perspectives de septembre apportent un léger espoir, mais l’attente reste une épreuve difficile à vivre au quotidien.

Cette affaire reflète un problème récurrent dans de nombreuses copropriétés, où la gestion des infrastructures vieillissantes devient un véritable défi. Ainsi, cette situation pourrait servir de leçon et faire réagir d’autres résidences pour anticiper davantage les problématiques liées aux équipements essentiels à la vie collective.