En l’absence de dispositifs de protection contre le soleil, la température dans certains appartements du centre de Lyon monte au-delà de 40°C. Des associations tirent la sonnette d’alarme sur un danger pour la santé et critiquent l’inaction face aux limites des bâtiments anciens.
Canicules : Les Appartements de Lyon en Surchauffe, un Appel à l’Aide
La menace des vagues de chaleur plane sur la région lyonnaise, devenue particulièrement vulnérable à ce phénomène au cours des deux dernières décennies. C’est surtout au cœur de la ville que se posent les problèmes majeurs liés à ces températures extrêmes. Les bâtiments anciens, communément appelés « bouilloires », manquent cruellement de dispositifs pour se protéger du soleil, notamment dans le centre historique où les volets sont rares. Face à cette situation critique, un collectif de locataires sollicite la mairie ainsi que l’État pour obtenir de l’aide et retrouver un quotidien supportable lors des pics de chaleur.
Dans son appartement situé au quatrième étage d’un vieil immeuble de Lyon, Léa a installé un ventilateur dans son salon. « Notre rue est si exposée que le soleil chauffe directement les vitres », raconte-t-elle. « En été, l’atmosphère devient étouffante et impossible à vivre. »
Depuis trois ans qu’elle réside ici, Léa a mis en place des moyens rudimentaires pour se protéger de la chaleur dès l’arrivée des beaux jours. Elle tend une bâche devant ses fenêtres et colle des adhésifs pour réfléchir la lumière. Toutefois, ces solutions bricolées ont peu d’effet. « J’ai sérieusement songé à déménager lors des dernières canicules », confie-t-elle.
Des Volets Hors de Prix
Son immeuble représente parfaitement le problème typique à Lyon : aucune fenêtre n’est équipée de stores. Avec Loïc, membre de l’association « Locataires Ensemble », ils ont accroché une banderole sur la façade proclamant « Ici logement bouilloire ». « Nos bâtiments sont classés et munis de jalousies lyonnaises, des volets qui impliquent des coûts bien plus élevés », explique Loïc.
Ces jalousies, sortes de persiennes en bois, offrent une protection efficace contre la chaleur. Solène, ingénieure, estime qu’elles peuvent réduire la température intérieure de près de 10°C. « Ne pas les installer revient à avoir un radiateur solaire constamment allumé. Avec les canicules, c’est totalement invivable », explique-t-elle.
Solène a récemment collaboré avec l’association Tezeloma pour publier une étude alarmante sur le centre de Lyon : près de deux tiers des fenêtres des immeubles ne sont dotées d’aucune protection solaire.
Cette situation appelle à une réaction rapide des autorités locales et nationales pour investir dans l’adaptation des bâtiments aux nouvelles réalités climatiques. Le défi est non seulement économique, mais aussi environnemental et social, car il en va de la qualité de vie des habitants de cette belle ville.

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