Jennyfer en liquidation : « Une surprise brutale », dit la CGT


La marque Jennyfer, ayant émergé d’une période de redressement judiciaire en 2024, a finalement été mise en liquidation judiciaire ce mercredi.

Crise dans le Commerce : L’Inquiétude Monte Face aux Fermetures en Série

Elodie Ferrier exprime sa frustration envers la direction de l’entreprise, affirmant que « la direction a caché les faits jusqu’au dernier moment ». Selon elle, « à aucun moment, les représentants du personnel n’ont été informés de la mise en cessation de paiement ni de la demande de liquidation judiciaire ». Elle a appris la nouvelle « mardi soir, ce qui est particulièrement douloureux », ajoute-t-elle. « C’est toute l’entreprise qui disparaît », poursuit-elle, « plus de siège social, d’entrepôts ni de magasins, ce qui affecte environ 1 000 employés ».

Une Gestion Critiquée et des Alerte Ignorées

La syndicaliste souligne qu’un premier plan de sauvegarde de l’emploi avait été mis en place en 2021, suivi d’un second en 2023, puis d’une mesure de redressement judiciaire en 2024. « C’est une suite logique qui a mené à cette situation », explique-t-elle. Quant aux éventuelles offres de reprise, Elodie Ferrier reste sceptique : « Au moment du redressement judiciaire, il n’y avait pas d’offres, et on ne voit pas comment cela pourrait changer d’ici au 13 mai, étant donné la dégradation actuelle ».

Ferrier observe que la situation chez Jennyfer est symptomatique d’une tendance plus large dans le secteur de l’habillement, où des enseignes ayant connu des plans sociaux souffrent également. « Le patronat choisit de verser les bénéfices aux actionnaires au lieu de réinvestir dans le développement des magasins, ce qui inclut les stocks et travaux », critique-t-elle. Elle déplore que des entreprises perçoivent des aides de l’État qu’elles utilisent ensuite pour financer des licenciements.

Elle accuse également le gouvernement de rester inactif face à cette crise et aux suppressions de postes dans le secteur. « Des solutions existent, mais cela laisse penser que le gouvernement collabore avec le patronat », insiste Elodie Ferrier.

Ce climat de défiance et d’inquiétude souligne une réalité alarmente où les employés, se sentant ignorés et sacrifiés, appellent à une action urgente pour revitaliser un secteur en péril. Les solutions, bien que disponibles, nécessitent une volonté politique et un engagement pour transformer ces paroles en actions concrètes pour sauver ce pilier essentiel de l’économie.