Un utilisateur en ligne a surfé sur la mode des figurines 3D créées par l’intelligence artificielle pour promouvoir une plateforme dédiée au libertinage, en utilisant le personnage de Gisèle Pelicot comme mise en avant.
Un « starter pack » indécent suscite une onde de choc sur les réseaux
« Révoltant », « culot monstrueux », « affligeant »… Ces expressions résument l’émotion qui a submergé le web après la diffusion sur TikTok d’un starter pack à l’effigie de Gisèle Pelicot. Ce coup médiatique a provoqué un tollé, relayé par la communauté en ligne et résumé par la publication du 14 avril sur le compte Instagram « ovairestherainbow » où l’on peut lire : « Envie de vomir à la vue de cette publication ».
Au centre de la controverse, un utilisateur a choisi de promouvoir un site dédié au libertinage en créant une figurine 3D représentant Gisèle Pelicot, ornée de la mention provocatrice : « Pré-commande ta Gisèle ». Avant que l’image ne soit retirée, elle circulait déjà largement. On pouvait y voir Gisèle vêtue d’un pyjama, entourée d’objets symboliques reliés aux agressions qu’elle a subies : un lit, un médicament, et un appareil photo immortalisaient de manière lugubre son traumatisme.
La publication retirée sous la pression
L’effigie de Gisèle Pelicot s’inscrivait dans la récente tendance des starter packs qui ont envahi les plateformes sociales. Ce concept permet de transformer des individus en figurines en utilisant l’intelligence artificielle pour personnaliser des objets qui incarnent leur style de vie ou leurs passions. Les créations prennent ensuite la forme d’un faux emballage, comme ceux que l’on pourrait trouver dans les rayons jouets. Ces packs sont souvent légers et amusants, mais ici, l’expérimentation aura cruellement échoué.
Gisèle Pelicot, devenue une figure emblématique du mouvement féministe après que son ancien époux ait été condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour viols aggravés, représente une voix forte contre les violences sexuelles. Ses aggressions, où elle a été droguée et offerte à des étrangers durant des années, font d’elle une survivante v[ocale. Son procès, prévu pour être reporté à fin 2024, a déjà eu un impact considérable à l’échelle mondiale, amplifiant le regard sur les violences faites aux femmes.
La condamnation unanime de cette dérive voyeuriste est survenue rapidement, une prise de conscience sur les dangers de la transgression dans l’usage des nouvelles technologies. Le débat ressurgit quant à la responsabilité des créateurs de contenu lorsqu’ils abordent des sujets sensibles. Cette affaire rappelle virulemment que jouer avec le vécu traumatisant de personnes réelles peut engendrer des conséquences émotionnelles désastreuses, renforçant ainsi l’importance cruciale de maintenir une éthique et une compassion dans le contenu numérique.

Webrédacteur passionné et engagé, je me consacre à décrypter l’actualité avec un regard critique. Ma plume agile et précise sert à informer et éveiller les consciences. Toujours en quête de vérité, je m’attache à partager des analyses pertinentes et approfondies pour un public exigeant et curieux.