Eric Zemmour partage une chanson amusante : ‘Je partira pas’

Ce morceau de musique, comprenant une erreur grammaticale intentionnelle et des paroles explicitement racistes, a été amplifié par des comptes affiliés à l’extrême droite, devenant ainsi viral sur les réseaux sociaux.

« Je trouvais cette chanson amusante », déclare Eric Zemmour, au cœur de la controverse

Le jeudi 27 juin, Eric Zemmour a affirmé sur France Inter qu’il avait relayé la chanson « Je partiras pas » sur son compte X parce qu’il la trouvait « amusante ». Ce morceau, qui a fait son apparition sur X, TikTok, et YouTube, contient des paroles controversées telles que : « Tu partiras, comme t’es venu, tu t’en iras, quand va passer Bardella, tu vas retourner chez toi. » Peu de temps après, la chanson a été retirée de TikTok.

Plainte de SOS Racisme pour « incitation à la haine raciale »

Eric Zemmour, chef du parti « Reconquête! », est allé plus loin dans ses explications. « Quand il y a des raps amusants qui attaquent la police ou la France, tout le monde trouve que c’est de la liberté d’expression et que c’est amusant », a-t-il ajouté. Il estime que cette chanson s’inscrit dans la culture populaire qui permet d’exprimer des sentiments communs de manière ironique. Quant aux paroles, il considère qu’elles reflètent « les Français [qui] veulent exprimer qu’ils en ont assez de l’immigration de masse venue du sud de la Méditerranée et qu’ils en ont assez de payer pour des faignants. Les faignants rentreront ». Il assure également : « J’ai toujours dit qu’il fallait renvoyer les chômeurs de longue durée. Ça ne veut pas dire que tous les musulmans doivent être renvoyés. »

Cependant, ces déclarations et la diffusion de la chanson ont provoqué une forte réaction. SOS Racisme a annoncé avoir porté plainte pour « incitation à la haine raciale », une démarche qui s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre le racisme et les discriminations en France.

La chanson et son partage par Eric Zemmour ont soulevé des questions sur les limites de la liberté d’expression et la responsabilité des personnalités publiques dans la diffusion de tels contenus. Certains estiment que la liberté d’expression doit être protégée, même lorsqu’elle choque ou dérange. D’autres, en revanche, insistent sur le fait que certaines paroles peuvent exacerber les tensions raciales et attiser la haine.

Cette affaire relance ainsi le débat sur les frontières entre liberté d’expression et incitation à la violence, un équilibre délicat, particulièrement dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle amplificateur. La démarche de SOS Racisme met en lumière la nécessité de surveiller de près les discours diffusés sur ces plateformes et de rappeler les principes de la loi en matière de haine raciale.

Enfin, cet épisode soulève également la question de la responsabilité des leaders politiques et de leur influence sur l’opinion publique. Que ce soit de manière intentionnelle ou non, leurs prises de position et leurs actions peuvent avoir des conséquences profondes sur le climat social et les discours publics. Dans ce cas précis, Zemmour devra peut-être répondre de ses choix devant la justice, mais aussi devant l’opinion publique.