Doctolib refuse de taxer les empreintes bancaires des patients


La controverse autour de la « taxe lapin », qui impose le paiement de cinq euros en cas d’absence à un rendez-vous médical sans annulation préalable avec une empreinte bancaire laissée aux praticiens ou aux plateformes, ne cesse de faire débat. En effet, Doctolib a récemment déclaré qu’il ne procéderait pas à la collecte des empreintes bancaires des patients. Cette décision a suscité des réactions divergentes au sein de la population, certains soutenant cette mesure dissuasive pour limiter les absences non justifiées, tandis que d’autres la considèrent comme une atteinte à la liberté des patients.

La polémique autour de la « taxe lapin » divise les Français

Une nouvelle mesure visant à faire payer cinq euros aux patients en cas de rendez-vous non honoré fait actuellement débat en France. Cette mesure impliquerait de laisser une empreinte bancaire aux professionnels de santé ou aux plateformes de prise de rendez-vous en ligne. Si certains voient cette mesure comme un moyen de lutter contre les rendez-vous non honorés, d’autres s’inquiètent des conséquences sur l’accès aux soins.

Doctolib refuse de collecter les empreintes bancaires

Doctolib, leader dans le domaine des plateformes de prise de rendez-vous en ligne, a d’ores et déjà annoncé qu’elle refuserait de collecter les empreintes bancaires des patients. Selon la société, cette mesure risquerait d’entraver l’accès aux soins pour les personnes les plus éloignées du système de santé.

Une mise en place prévue dès janvier 2025

De son côté, la plateforme Maiia, utilisée par cinq millions de patients, accepte de collecter les empreintes bancaires des patients. Cependant, selon le directeur général de Maiia, Benoît Garibal, cette mesure soulève des questions sur la gestion administrative pour les cabinets médicaux qui ne sont pas équipés de plateformes de prise de rendez-vous. En effet, 50% des cabinets n’utilisent pas ces plateformes.

Le gouvernement devrait bientôt préciser les modalités d’application de cette « taxe lapin » et prévoit de la mettre en place dès janvier 2025. Cette mesure suscite de nombreuses interrogations et divisions au sein de la population française, alors que le débat sur l’accès aux soins continue de faire rage.