Cyberattaques : les secrets des hackeurs révélés !


Avec l’augmentation des cyberattaques, nous avons eu l’opportunité de discuter avec un pirate informatique. Ce dernier s’emploie à dérober les informations personnelles des utilisateurs pour les revendre à des prix parfois très élevés. Mais, comment ces pirates s’y prennent-ils, à qui ces informations sont-elles vendues, et quel est le gain généré par ce commerce ?

Les Hackers de l’Ombre : Un Témoignage Exclusif

Note : Cet article est inspiré d’un reportage dont la vidéo est disponible. Cliquez pour visionner le contenu complet.

Ils se décrivent comme l’un des groupes de hackers les plus actifs actuellement et ont accepté de parler de leurs actions via une connexion sécurisée. L’homme qui s’identifie sous le pseudonyme de Christopher se présente comme le chef d’un collectif qui aurait vu le jour il y a environ un an, et revendique plusieurs cyberattaques récentes contre des entreprises comme Leroy Merlin, ainsi que contre des fédérations sportives et des plateformes de santé ou de rencontres. Un expert en cybersécurité a validé leur implication dans ces attaques, et pour illustrer ses propos, le hacker dévoile des données volées à la fédération de handball. Parmi elles, une licence signée il y a trois mois, accompagnée de la carte d’identité et de la photo d’un jeune joueur âgé de 17 ans, résidant dans le sud-ouest de la France. Cette information a été confirmée après vérification.

Une Mine d’Or Numérique : De l’Identité à l’IBAN

Ces crimes informatiques, notamment le vol de données, peuvent leur valoir plusieurs années de prison. Toutefois, ces données sont destinées à être revendues en ligne. Christopher confie : « On me paye pour certaines informations. Si l’on se contente de détails basiques comme le nom, le prénom, la date de naissance et le numéro, le prix est fixé à 15 euros. En revanche, pour un IBAN, la somme peut atteindre une centaine d’euros« .

En réponse à une question sur la nature des données médicales accessibles, Christopher explique : « Si je parviens à obtenir votre numéro de sécurité sociale et que vous consultez un psychologue qui vous demande votre carte vitale, je pourrais exploiter cette information par d’autres moyens« . Selon lui, les données les plus complètes peuvent se négocier jusqu’à 500 euros, incluant carte d’identité, passeport, ou tout document qui permettrait d’usurper une identité.

Chaque nouvelle attaque enrichit le répertoire de données du groupe.

L’Inquiétude Minime Face aux Forces de l’Ordre

Quelle est la finalité de ces données pour les acheteurs ? Ce n’est pas une préoccupation pour Christopher, qui affirme : « Je ne me soucie pas de l’usage qu’ils en font, la plupart du temps, c’est pour régler des comptes« . Il choisit de rester discret sur l’identité de ses clients. En cas d’arrestation, il pourrait être condamné à 150 000 euros d’amende et cinq ans de prison. Cependant, il manifeste peu d’inquiétude vis-à-vis de la police, déclarant : « On est toujours un pas devant eux« . Selon lui, la rapidité d’Internet et la lenteur des démarches judiciaires leur laissent une longueur d’avance.

En France, au cours de cette année, neuf hackers de moins de 30 ans, dont deux mineurs, ont été arrêtés. Malgré cela, Christopher et son groupe semblent convaincus de leur capacité à échapper au système judiciaire.