Arrêtez de financer TotalEnergies: appel de 60 ONG


Les entreprises qui ont apposé leur signature sur un courrier demandant aux institutions financières de cesser de prêter de l’argent à Total proviennent en grande majorité de France et d’Afrique, mais certaines ont également des filiales à l’étranger.

Des ONG appellent à couper le financement de TotalEnergies

Un appel a été lancé par près de 60 ONG afin de demander aux banques et investisseurs de cesser de financer TotalEnergies en lui accordant des prêts. Ces organisations, provenant principalement de France, d’Afrique et d’autres pays internationaux, dénoncent la stratégie climaticide de l’entreprise.

24 banques concernées par l’appel des ONG

Selon le communiqué des ONG, près de 70% du financement de TotalEnergies provient de ses levées de fonds sur les marchés financiers, notamment à travers l’émission d’obligations. Actuellement, l’entreprise détient 45 emprunts sur les marchés, dont certains doivent être remboursés d’ici 2024 et 2025. Les ONG ont adressé une lettre à 24 banques et six gestionnaires d’actifs pour les enjoindre à cesser de faciliter l’émission d’obligations ou d’accorder de nouveaux emprunts à TotalEnergies.

La responsabilité des acteurs financiers en question

En permettant à TotalEnergies de lever des fonds sur le marché obligataire, les banques et fonds d’investissement contribuent indirectement au financement de ses projets pétroliers et gaziers, dénoncent les ONG. Selon Lara Cuvelier de Reclaim Finance, les obligations représentent un véritable eldorado financier pour TotalEnergies, et les acteurs financiers impliqués doivent prendre conscience de leur responsabilité dans la stratégie climaticide de l’entreprise.

Une mobilisation internationale nécessaire

Il est crucial pour les ONG de sensibiliser les acteurs financiers internationaux sur les conséquences de leur soutien financier à TotalEnergies, une entreprise qui contribue activement au réchauffement climatique. La mobilisation de la société civile et des investisseurs est nécessaire pour inciter les institutions financières à reconsidérer leur soutien à des entreprises dont les activités sont nocives pour l’environnement.

En ces temps où l’urgence climatique se fait de plus en plus pressante, il est indispensable que le secteur financier prenne ses responsabilités et cesse de soutenir des entreprises dont les actions vont à l’encontre des objectifs de lutte contre le changement climatique. Les ONG continueront à surveiller de près les pratiques des banques et investisseurs afin de garantir qu’aucun financement ne soit accordé à des entreprises nuisibles à notre planète.