Metro occupe la première place en tant que principal fournisseur pour les restaurateurs en France. Alors que les fêtes de fin d’année approchent, les stands de ses 100 magasins dédiés aux professionnels restent très fréquentés. La conclusion de l’année 2025 semble prometteuse pour l’industrie de la restauration.
Effervescence festive au Metro de Nanterre
Le Metro de Nanterre arbore l’apparence classique d’un hypermarché, à la notable exception de ses chariots géants. Au-delà de l’entrée de ses 15 000 m², l’épicerie impressionne avec ses produits en formats inhabituels : poissons entiers ou fromages par meule. L’accès y est réglementé, réservé aux professionnels munis d’une carte. En général, environ 2 000 clients circulent dans les rayons quotidiennement, chiffre qui grimpe à 3 000 en cette période.
Nicolas Fallet, traiteur de métier, est un des nombreux clients. Actuellement, sa liste de courses se veut très spécifique : huîtres, Saint-Jacques, foie gras. « C’est un moment intense en activité. Décembre représente 20 % de notre chiffre d’affaires », explique-t-il. Lydie, gestionnaire d’un petit restaurant parisien de planches de fromages et charcuterie, partage cette effervescence. « Nous accueillons un tiers de clients en plus. C’est une période animée, les gens aiment partager des moments ensemble. » Résultat : pour elle, les sorties d’achat se multiplient. « Je fais mes courses plus souvent, et cela me fait plaisir », déclare-t-elle avec enthousiasme.
« L’engouement gastronomique surpasse les attentes »
Les étals débordent de produits destinés aux fêtes. Reda, un vétéran avec 25 ans chez Metro, présente fièrement poissons et crustacés : bars de ligne, homards, Saint-Jacques. « C’est une très bonne année. On sent un regain d’énergie après des années difficiles avec la pandémie », commente-t-il. Les restaurants étoilés ne désemplissent pas, les commandes affluent.
Frédéric Simonin, chef d’un restaurant proche des Champs-Élysées, prévoit complet pour le réveillon. « Je propose un menu unique avec œuf fermier, raviole de homard et bœuf », détaille-t-il. Bien qu’il mette en avant de beaux produits, il reste attentif aux coûts pour ne pas être excessif. « Les choix des clients évoluent, avec une préférence pour des plats plus simples mais raffinés. »
Gastronomie et pari sur la demande
Chez Metro, décembre est crucial, représentant 15 % des ventes annuelles, principalement concentrées en fin de mois. Flavien Sollet, directeur commercial, parle des imprévus du secteur : « Les tendances changent souvent. Un an, les oies se vendent bien, une autre année, c’est le chapon. Cette année, j’ai pris le pari sur les huîtres malgré leur faible durée de vie. »
Face à la fluctuation des demandes, chaque commande est un défi financier. « Signer des bons d’achat à de tels volumes est délicat, mais incontournable, » reconnaît Sollet. Les chiffres en jeu peuvent être conséquents, avec des centaines de millions d’euros dans cette période.
Retour de prix raisonnables sur les produits de luxe
Une éclaircie cette année : l’inflation s’est apaisée, même sur des produits prestigieux. Pascal Peltier, directeur de Metro France, se réjouit : « Les prix du foie gras et des huîtres sont en baisse, autour de -8 % à -10 %. Cela favorise tant les restaurateurs que les clients. » En dépit des défis récents en restauration, le secteur résiste bien en France, malgré une fréquentation en baisse de 20 % dans certains restaurants traditionnels. Cette tendance reste préoccupante, avec environ 25 établissements fermant chaque jour.
La période des fêtes souffle un vent d’optimisme parmi les restaurateurs, mais la scène culinaire reste confrontée à divers défis structurels.

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