La Polémique Explosive de The Velvet Sundown, le Groupe IA qui Cartonne sur Spotify !


En atteignant plus d’un million d’écoutes en seulement un mois, ce groupe admettant l’usage de l’intelligence artificielle dans sa création musicale suscite des questions parmi les experts de l’industrie. Certains avancent que Spotify pourrait privilégier ces contenus afin d’éviter le paiement des droits d’auteur.

La Révolution Numérique de The Velvet Sundown Secoue l’Industrie Musicale

Difficile d’ignorer le nouvel acteur de la scène musicale. Émergeant de nulle part, The Velvet Sundown a récemment explosé sur Spotify, atteignant plus d’un million de lectures en l’espace d’un mois et réunissant 30 000 abonnés. Derrière ce succès, plusieurs experts soulignent que cette musique est entièrement créée par l’intelligence artificielle (IA). Philippe Manœuvre, journaliste et animateur, ne mâche pas ses mots : « En écoutant, on sent immédiatement le caractère artificiel, sans réelle valeur artistique. »

Une plateforme française, Deezer, a affirmé avoir détecté que la production musicale de The Velvet Sundown était complètement issue de l’IA grâce à son outil d’analyse déployé au début de l’année. Le style du groupe semble mêler des mélodies rêveuses de rock indépendant, des visuels lisses générés par IA, et des paroles qui paraissent être un assemblage aléatoire de mots : « Bottes dans la boue, ciel rougeoyant / Voix de la raison perdues dans nos têtes / La radio fredonne tandis que le silence hurle / La vérité se dérobe dans les rêves américains. »

En six semaines à peine, le groupe prévoit déjà de sortir son troisième album. Cela suscite l’interrogation, tout autant que la mystérieuse absence d’information sur ses membres. Des noms avaient vaguement émergé sur leur page Spotify, mais ils n’étaient associés à aucun artiste connu.

Un Défi Artistique Incessant

Les comptes officiels de The Velvet Sundown semblent savourer le débat. D’abord, le groupe a rejeté les accusations liés à l’IA, niant même les propos d’un faux porte-parole parlant de stratégie « marketing » et d’utilisation de la plateforme IA Suno. Mais récemment, une mise à jour sur Spotify a admis qu’il y avait « un soutien de l’intelligence artificielle », désignant le projet comme une « provocation artistique constante, questionnant la paternité, l’identité et l’avenir de la musique à l’ère de l’IA ».

Le groupe affirme vivre « entre l’humain et la machine ». Leur présence sur les réseaux sociaux se résume à des phrases énigmatiques telles que « Ils disent que nous ne sommes pas réels. Peut-être que vous ne l’êtes pas non plus », défiant un public déjà sceptique. Chez Deezer, on note que 18 % des nouvelles musiques sur la plateforme sont intégralement conçues par des machines. Les artistes, eux, cherchent encore leur place et une rémunération appropriée.

Etienne Tremblay, musicien et spécialiste sonore québécois, se montre à la fois impressionné et préoccupé par certaines œuvres de The Velvet Sundown, louant les structures et les arrangements audacieux malgré leur origine numérique.

Le Mercantilisme de l’Industrie Décrypté

Qui sont vraiment The Velvet Sundown ? Pour Philippe Manœuvre, il s’agirait d’une astuce de Spotify pour minimiser les droits d’auteur. « C’est purement mercantile », critique-t-il. Etienne Tremblay remarque que beaucoup suspectent l’algorithme de favoriser cette musique. Dans son enquête, Liz Pelly raconte comment des morceaux générés électroniquement s’infiltrent dans des playlists populaires, souvent pour créer des « paysages sonores ».

De son côté, Deezer assure maintenir une politique claire : exclure les recommandations de morceaux 100 % IA. La plateforme reste ouverte à l’IA comme outil de création, mais ne cautionne pas les contenus complètement artificiels. Récemment, elle a lancé un système d’étiquetage avertissant les auditeurs lorsque des titres entièrement générés par IA sont présents, une pratique appliquée aux albums de The Velvet Sundown.