Écrans : 1 internaute sur 3 en souffre, révèle l’Insee


Selon l’Insee, 34 % des individus sondés déclarent soit restreindre leur durée de sommeil, soit sacrifier d’autres activités de loisirs, soit avoir l’impression d’une addiction aux écrans.

Dangers des écrans : Le sommeil des jeunes français en péril

La surconsommation d’écrans a des effets néfastes sur une partie des internautes français, en particulier les jeunes, selon une enquête de l’Insee publiée le 13 juin. En effet, un tiers des utilisateurs d’internet en France ressentent des répercussions négatives sur leur vie quotidienne, des problèmes de sommeil aux conflits familiaux.

D’après les résultats de ce sondage, 34% des internautes âgés de 15 à 74 ans reconnaissent subir au moins un effet nuisible à cause des écrans. Cette proportion atteint 57% pour les jeunes de moins de 20 ans et 49% chez ceux ayant entre 20 et 34 ans. Les perturbations les plus fréquentes incluent une réduction du temps de sommeil (cité par 25% des personnes interrogées), la négligence d’autres passe-temps (10%), et des sensations obsessionnelles (9%), notamment le fait de penser en permanence aux réseaux sociaux ou aux jeux vidéo.

Une minorité d’internautes (5%) rapporte des conflits avec leurs proches concernant l’utilisation des écrans, tandis que 4% se sont sentis mal ou déprimés à cause de ces pratiques.

Les jeunes particulièrement concernés

Les jeunes semblent être les plus vulnérables aux effets dommageables des écrans. Selon l’enquête, 37% des 15-19 ans et 43% des 20-29 ans admettent sacrifier leur sommeil au moins une fois par semaine pour rester devant un écran, que ce soit sur un smartphone, un ordinateur, une console de jeu ou une télévision.

En outre, 15% des 15-19 ans et 18% des 20-24 ans disent délaisser d’autres loisirs à cause de leur temps passé en ligne. Les jeunes sont aussi plus sujets à ressentir un besoin compulsif de se retrouver devant un écran au moins une fois par semaine, avec 19% des 15-19 ans et 14% des 20-34 ans se disant concernés. Par ailleurs, 11% des 15-19 ans avouent parfois se sentir déprimés après avoir passé du temps sur leurs dispositifs numériques.

Les écrans sont un sujet de discorde régulier dans 16% des foyers des 15-19 ans, où les tensions sont souvent palpables. Par ailleurs, un jeune sur trois âgé de moins de 30 ans passe plus de six heures par jour devant un écran durant le week-end, ce qui suggère une exposition importante pouvant accroître les risques de conséquences négatives sur la santé mentale et physique.

Face à ces constats, il apparaît urgent de sensibiliser les populations, notamment les plus jeunes, aux dangers d’une consommation excessive d’écrans. Des mesures de prévention et d’éducation pourraient être envisagées pour limiter ces impacts néfastes et encourager des habitudes de vie plus équilibrées.