L'Apéro-virtuel de la Chancellerie d'Aigues-Mortes

Le 18/11/2020 à 13:06 comment 3

folder_open Dans La MicroFrancophonie


Alors que Marianne se confine, plusieurs micronations francophones ont décidé, sous l’impulsion de la Chancellerie de la Principauté d’Aigues-Mortes d’organiser un rendez-vous virtuel sous le sceau du débat et de l’informalité. Un acte de "soft-diplomacy" qui devrait en inspirer bien d'autres.

« Etre roi est idiot, ce qui compte c’est de faire un royaume. »
André Malraux

Nous sommes le mercredi 11 novembre, et c’est une soirée qui ressemble à tant d’autre. Seulement, sur un coin du web francophone, plus d’une dizaine de micronationalistes et sympathisants se sont rassemblés sur la plateforme d’échange en ligne « Jisti », afin de discuter et de débattre de la question micronationale, et d’échanger sur le sujet. Princes et Ducs en tenue décontractée apparaissent sur l’écran, et chacun développe ses idées sous la supervision du Duc Geoffrey Mathes, Chancelier d’Aigues-Mortes.

La première question posée est celle de la définition d’une micronation, par les dirigeants de ces entités eux-mêmes, ce qui donne lieu à des débats, entre la possibilité d’une création politique ou non, pouvant servir de simples plaisanteries ou ayant potentiellement la possibilité de parvenir in fine, au statut d’Etat. La majeure partie des dirigeants présents sont d’accord sur le fait qu’une micronation est de « petite taille » et n’est « pas reconnue par des organismes internationaux, comme l’ONU ».
Plusieurs définitions ont ensuite été présentées aux participants, qui ont dû voter pour leur préférée, celle qui se rapprochait le plus de leur conception de « Micronation ». Peter Rasmussen, historien danois et ancien Prince de Corvinia explique qu’une micronation est « une entité créée et perpétuée comme s’il s’agissait d’une nation et/ou d’un État, et qui présente généralement certains ou tous les attributs de l’État, et de fait certains des attributs de l’État. Bien qu’une micronation puisse naître comme simple plaisanterie, elle a le potentiel […] de devenir une véritable nation, et potentiellement de parvenir au statut d’État » et parvient à récolter le plus de voix, devant la définition prêtée à l’Empereur-Roi Oscar de Karnia-Ruthenia.

S’en suivent d’autres interrogations posées par le Chancelier telles que « Comment sait-on qu’une micronation vit », ou « A quoi une micronation peut ou doit dédier son existence ? ». Enfin, est demandé aux participants de donner une citation d’eux-mêmes en lien avec le monde des Alter-Etats. C’est ainsi que d’après le prince Vincent d’Hélianthis, « Être micronationaliste c'est faire sérieusement sans se prendre au sérieux ».
Gil ZINCK, auteur de l’ouvrage-web « How to Micronation », et micronationaliste précise que « Si j'avais su la démocratie aussi difficile j'aurais débuté tyran. » Une certaine légèreté des propos démontrant bien l’atmosphère détendue dans laquelle se retrouvent ces Chefs d’Etat, loin de ce que l’on a l’habitude de connaître à travers portraits officiels et autres décors d’apparat.

« Etre micronationaliste, c’est prendre au mot les vieilles démocraties et leurs libertés idéales. »
Emanuel de Bérémagne

Après cette séance débat, et échanges, le Chancelier de la « Principauté au rosé » présente un questionnaire à choix multiples interactif sur le micronationalisme et son Histoire, à l’issue duquel un vainqueur sera désigné.
12 questions de culture générale s’enchainent, et c’est avec concentration que les différents dignitaires font appel à leurs connaissances sur le sujet, passant des noms des membres fondateurs de l’Organisation de la MicroFrancophonie à la micronation dont le célèbre Michou a été « Ministre de la Nuit » ou encore fallait-il se souvenir du fait que le chanteur Ed Sheeran avait été fait Baron de Sealand…
Des douze concurrents, le prince Emanuel de Bérémagne parvient à se hisser au sommet du classement avec 9,83 points et est informé par le Chancelier d’Aigues-Mortes de sa victoire.
La suite de la soirée se déroule bien plus légèrement autour d’un verre (à distance), dont la princesse Olivia-Eugénie d’Aigues-Mortes n’a pas été informée…

Une réunion virtuelle microfrancophone qui vient pallier à l’impossibilité des dignitaires de ces entités non-reconnues de se rencontrer et d’échanger comme cela a pu être fait par le passé, notamment durant les sommets de la MicroFrancophonie.

Av chancellerie am 2

Participants

  • Jean-Pierre IV, Prince d'Aigues-Mortes
  • Geoffrey Mathes, Duc-Chancelier d'Aigues-Mortes
  • Vincent, Prince d'Hélianthis
  • Jonathan, Prince d'Anthophilia
  • Le Prince et la Princesse de Montpoulet
  • Adrien, Roi de l'Espoir
  • Léopold Deuff, de la République du Jaïlavera
  • Emanuel, Prince de Bérémagne
  • Rémi, Prince de Ferthroy
  • Gil Zinck
  • Glenn, Co-Régent de la République Autonome d'Europa
  • Olivier, Empereur d'Angyalistan
  • Yannick Beuvelet
  • Jean-Pascal de Nova Troie
  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Commentaires

  • Léopold DEUFF, Président de la République du Jaïlavera

    1 Léopold DEUFF, Président de la République du Jaïlavera Le 19/11/2020

    Merci Votre Altesse pour cet article. Je serais juste curieux de savoir pourquoi le Prince et la Princesse de Montpoulet n'ont pas leurs noms mentionés.
    Cordialement
  • Jean-Pascal de NovaTroie

    2 Jean-Pascal de NovaTroie Le 18/11/2020

    Merci pour cet article qui nous fait revivre cet agéable fin de journée. Tu m'as oublié dans la liste des participants (même si je ne pouvais m'exprimer â cause de la bande passante très faible) et aussi Yannick Beuvelet (citoyen de 2 micronations). Nous etions 14 à tables !
  • Duc Geoffrey MATHES

    3 Duc Geoffrey MATHES Le 18/11/2020

    Merci Votre Altesse

    Ce fut un moment à la fois sérieux et convivial

Ajouter un commentaire

Anti-spam
 
expand_less